Neil Young Autobiographie

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        Neil Young est sans doute un peu moins mythique que d’autres icônes encore vivantes, mais sa carrière n’en reste pas moins exemplaire. Y compris quelques intrusions pré-electropop dans les années 80, et des albums qui lui ont causé d’être renvoyé par sa maison de disque pour ne pas avoir produit « de la musique typique de Neil Young », il a toujours su faire évoluer son travail et ne pas se répéter.

Est-ce l’exemple de ses quelques congénères qui l’a incité à écrire à son tour une autobiographie ? L’argent, la postérité ? Toujours est-il qu’on ne peut guère le soupçonner d’avoir fait pondre un ouvrage convenu par un nègre. Contrairement à Bob Dylan, il ne s’essaye pas (et ne parvient pas !) à faire œuvre littéraire. L’ouvrage est bourré de maladresses, de redites, de longueurs et d’ellipses. Il n’en est que plus personnel et ainsi copieusement attachant. Un peu de drogue avec des histoires amusantes sur la police californienne ; un peu de sentiments avec des récits pudiques de sa vie amoureuse et familiale ; beaucoup de musique, y compris sa promo un peu pénible et mégalo du nouveau format de compression dont il est concepteur accompagnée d’une critique sans mesure du MP3 (même s’il a sans doute raison) ; mais surtout ses innombrables rencontres musicales et sa fidélité à un petit clan…

Et puis aussi presque comme sur un blog, on trouve des anecdotes récentes sur sa vie de vieux rocker qui ne peut pas prendre de sa retraite, émaillées de fréquents décès dans son entourage, le lot de ceux qui ont abusé un peu moins que la moyenne dans les années de gloire.

Bref un bouquin un peu long, mais agréable à lire tant la simplicité et le talent de son auteur en ressort facilement.

Et ceci mérite bien évidemment d’être lu en musique, voici donc une compilation directement tirée du livre, répertoriant les morceaux et les artistes que Neil Young évoque et encense au fil de sa plume. Bien sûr, les chansons de l’auteur sont omniprésentes, notamment lorsqu’il explique leur sens et le contexte des enregistrements, mais on y trouve aussi ses influences (Bob Dylan, Hank Williams, Roy Orbison), ses contemporains (Joni Mitchell, JJ Cale) et ses héritiers (Pearl Jam, Devo, Sonic Youth). Ainsi que tout un tas de perles méconnues.

Le recensement est dans l’ordre de lecture mais n’est pas totalement exhaustif, car évidemment subjectif. Il est, qui plus est, soumis aux limites des catalogues de streaming. Déjà fort longue cette compilation ne suffira pourtant pas à agrémenter la lecture entière, mais elle peut servir de lien vers la découverte plus poussée des artistes cités et la redécouverte d’albums complets de Neil Young. Et bien entendu sans lire le livre, et sans même préalablement connaître le canadien, elle reste cohérente et fort agréable aux oreilles averties ou curieuses. Plusieurs versions comme d’habitude, la plus complète étant celle de Spotify :

http://www.deezer.com/fr/playlist/607965895

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