Talkbox vol. 1

Oyez audiophiles distingués!

En guise d’inauguration de notre nouvelle catégorie « Instruments et techniques » je vous propose une sélection fondée sur un critère un peu plus technique que ceux ayant présidé à l’élaboration de ses prédécesseuses: la présence du son caractéristique de la talkbox. Qu’es aco?

La talkbox est une boîte (sans déc ?!) contenant un petit haut-parleur, reliée à un tuyau flexible qu’on embouche, ce qui permet de faire « parler » sa guitare, son clavier, ou même… sa voix (sic!). Ce que fait très bien Roger Troutman dont c’est la spécialité dans son groupe Zapp, ou en featuring pour 2Pac (le mec qui chante « Californiaaa »). En réalité, vous connaissez déjà tous ce son de guitare particulier grâce au riff d’intro de « Livin’ on a prayer » de Bon Jovi  qui ouvre le bal.

Inventée vers 1960, la talkbox a été popularisée par le guitariste/chanteur Peter Frampton (assez oublié de nos jours, même si tout le monde a dansé sur son slow « Baby I love your way ») en 1976 sur son album Alive. Après lui, quelques guitaristes « aventureux » (Joe Walsh des Eagles, Slash de Guns’n’Roses, Sambora de Bon Jovi, Jabs de Scorpions, May de Queen) ont utilisé ce joujou qui reste assez contraignant en concert, ce qui explique la relative rareté des morceaux dans le répertoire rock, pop ou funk. Avant 76, quelques pointures s’étaient frottées à la bête (Elton John, Jeff Beck ou Ten Years After) et d’autres moins connus (les excellents funkistes The Meters).

On la confond facilement avec le moderne vocoder cher à Daft Punk (« Around the world »), abondamment utilisé dans la production RnB et électro (en général par les mauvais chanteurs…). Elle permet plus de modulations que sa cousine un peu simplette la wah wah chère à Jimi Hendrix. Rien n’interdit cependant d’associer les deux : je vous laisse le soin de découvrir sur quel morceau…

J’ai réuni dans trois volumes une collection quasi-exhaustive des morceaux ayant utilisé ce gadget au demeurant assez disgracieux sur scène (voir sur Youtube les vidéos de Slash ou Frampton avec un tuyau de douche dans le bec !). Cette première fournée est ordonnée selon la « dose » de talkbox qu’on entend dans chaque morceau, qui va décroissant en quantité mais sûrement pas en qualité puisque le festival se conclut sur l’usage magistral qu’en a fait David Gilmour de Pink Floyd dans « Pigs« , pour simuler précisément les grognements des roses victimes de votre charcutier préféré.

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