The one and only David Bowie

 

Tout individu doué de sens le connait de nom, au moins par son image d’androgyne fardé d’un flash multicolore sur le visage, ou tout du moins vous connaissez 2-3 de ces morceaux hypra cultes : Ziggy Stardust, Heroes ou Life On Mars ?

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Allez, si ça ne vous parle toujours pas, je suis persuadée que vous avez déjà fredonné cette phrase « Ground control to Major Tom » tiré de son premier single Space Oddity.

Je me suis attelée cette semaine, à la tache ô combien difficile de résumer Bowie, comment faire un best of d’un mec qui a plus de cinquante ans de carrière derrière lui, 24 albums (dont 140 millions vendus dans le monde et la moitié est classée dans les 500 meilleurs albums de tous les temps par le magazine Rolling Stone).

Pour ce faire, j’ai donc commencé par ses débuts, Bowie est anglais (bien sûr), il est né à Londres en 1947. Dès son adolescence, il joue dans plusieurs groupes mais très vite, il décide de se lancer en solo, son premier album sort en 1967, passé inaperçu, c’est deux ans plus tard, en 1969, qu’il déboule comme une créature débarquée de l’espace avec son titre Space Oddity (juste avant les premiers pas de l’Homme sur la Lune et juste après le film 2001 : L’Odyssée de l’Espace). Tellement culte ce tube, qu’en 2013, l’astronaute Chris Hadfield reprend le titre dans l’espace … euh oui oui, un clip dans l’espace, jamais fait.

Après, tout s’enchaine Bowie disparaît derrière les personnages qu’il invente, Ziggy Stardust le plus connu, Aladdin Sane (nom de son 6ème album et tiré du jeu de mot : a lad insane), Thin White Duke et Halloween Jack. Au rythme d’un album par an (voire deux), il enchaine les tubes : The Man Who Sold The World (nan ce n’est pas de Nirvana à la base), Changes, Oh ! You Pretty Things, Starman, Moonage DaydreamThe Jean Genie (hommage à Jean Genet), Rebel Rebel, Golden Years

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Inarrêtable, Bowie est un artiste hors norme, hors frontière, qui joue avec son corps androgyne et s’adapte aux tendances de son époque. Après le glam rock, il passe par le funk et expérimente le punk et la cold wave pendant son séjour de 77 à 79 à Berlin. Les années 80 seront dance, China Girl, Tonight (en featuring avec Tina Turner), Let’s Dance seront ses morceaux phares. Un mini passage à vide à la fin de la décennie et du début des nineties. Pour mieux redémarrer sur des rythmiques electro à la Chemical Brothers. Enfin après dix ans de pause, sans aucune annonce préalable, il sort en 2013 son dernier album The Next Day, avec le génialissime single The Stars (Are Out Tonight) : aussi bien musicalement que visuellement.

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Ce type est dingue, un génie sensible et brillant (un des rares musiciens qui n’ait pas clamsé dans les seventies), sachant s’entourer d’autres pointures comme Brian Eno, Lou Reed, John Lennon, Kraftwerk, Giorgio Moroder, Iggy Pop, Franck Black entre autres. Pourquoi s’arrêter à la musique, nan, Bowie a choisi tout au long de sa carrière, ses costumes bluffants, ses photographes dont Masayoshi Sukita et Brian Duffy, la tournure de ses clips hallucinants, et puis ses rôles dans une vingtaine de films tels que Furyo, L’Homme qui venait d’ailleurs, Labyrinthe, ou encore Basquiat : Andy Warhol. Sur la photo ci-dessous Bowie incarne Andy Warhol.

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Même ses reprises dépassent presque les originaux, comme son Across the Universe des Beatles, God Only Knows des Beach Boys, I’ve Been Waiting For You de Neil Young, ou encore sa collaboration avec Queen pour Under Pressure.

Vous l’aurez compris, j’ai une complète admiration pour David Bowie, que j’ai réellement découvert il y a peu de temps, je vous laisse désormais écouter ce best of construit chronologiquement. Tous les albums sont représentés (sauf le premier pas dingue), et certains plus que d’autres. Et j’espère que vous serez touchés autant moi j’ai pu l’être, en écoutant Starman, The Bewlay Brothers ou Thursday’s Child.

 

Écoutez nous sur Deezer ici.

PS : Si mon article digne d’une déclaration d’amour vous a donné envie d’en découvrir un peu plus, une expo lui est dédiée en ce moment à la Philharmonie de Paris  (organisée par lui of course, super riche et même émouvante) jusqu’au 31 mai 2015.

 

Marin

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Photo : Masayoshi Sukita, 1972

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