Les B.O. de films des frères Coen

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Plus de trente ans que la famille Coen nous éblouit avec ses films hors normes. Les adjectifs fusent : il y a du loufoque pour Burn After Reading, Intolérable Cruauté, Arizona Junior et bien sur le cultissime The Big Lebowski. Il y a du barjo, du terrifiant dans No Country For Old Men, Fargo, The Barber. Il y a des scènes poignantes dans Inside Llewyn Davis, O’Brother et True Grit.

Mais ce qui porte ces films ce sont ces acteurs : Steve Buscemi, Javier Bardem en ultime psychopathe, John Goodman, Brad Pitt en employé de salle de gym peroxydé, Jeff Bridges (plus connu sous le nom de Dude / le Duc), Tom Hanks, George Clooney, Billy Bob Thornton, Frances McDormand (Madame Joel Coen dans la vie), Catherine Zeta Jones en croqueuse de diamants, Nicolas Cage (oui un bon film avec lui !), Julianne Moore, Josh Brolin, John Malkovich, etc.

C’est donc depuis 1984 qu’Ethan et Joel Coen nous ravissent, et cette année ils président le festival de Cannes, belle récompense pour ceux qui comptent pas moins de cinq Oscars, une Palme d’or (pour Barton Fink), et un grand prix de Cannes en 2013 pour leur dernier film Inside Llewyn Davis.

Mixellannée se devait naturellement de leur rendre hommage en musique. Les frères ont toujours mis un point d’honneur à la musique accompagnant leurs œuvres, Carter Burwell qui a réalisé toutes leurs BO (sauf celle d’O’Brother), se surpasse à chaque fois.

Du gospel dans Ladykillers, de la folk dans Inside Llewyn Davis, de la country et du blues dans O’Brother, du classique dans The Barber. Pour la BO de The Big Lebowski, les années 60 et 70 ressortent davantage mais les styles se mélangent, de Bob Dylan, Captain Beefheart, Kenny Rogers, on passe aux Gipsy Kings et à leur reprise WTF d’Hotel California. Et puis des classiques comme Jefferson Airplanes dans A serious Man, Simon & Garfunkel et Edith Piaf dans Intolérable Cruauté.

Sur ce, j’espère vous avoir donné envie de voir ou revoir ces films, et bien sur d’écouter cette fantastique compil !

Pour info, je vous ai mis la filmographie plus bas.

 

Écoutez nous sur Deezer.

La filmo :

Marin.

Best of Piers Faccini

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Piers Faccini a accompagné mes dix dernières années. Découvert à peu près au moment où je commençais à écouter Radio Nova, apprécié davantage à chaque album ou concert, il est au final mon artiste fétiche de ce XXIème siècle. Non pas que sa musique soit révolutionnaire, elle fait appel à Nick Drake, à Ben Harper, à Leonard Cohen et, un peu plus original, elle emprunte beaucoup à l’Afrique ces derniers temps. Mais il y a ce petit quelque chose qui fait le génie et qui attache à vie.

C’est en concert vraiment qu’il faut découvrir Piers Faccini. Jugez-en avec les videos youtube. À Solidays qui se prête pourtant mal à son ton intimiste, il m’avait déjà scotché (avec A storm is going to come). Je l’ai revu depuis en Nuit Zébré, au coucher du soleil aux Sables d’Olonne, sur les bords de la Maine (avec Seb Martel, seulement sur la version youtube) au Chabada où il est arrivé par la salle en chantant a cappela et j’en passe… A chaque fois, son humour, son charisme et son humilité emportent tout.

Italo-anglais, installé dans les Cévennes et formé aux Beaux-Arts de Paris. Il réalise lui-même ses pochettes et publie d’ailleurs ses œuvres ces jours-ci. Un artiste européen et complet. Et qui plus est, il produit désormais et les talents qu’il découvre sont prometteurs : Dom la Nena, Jenny Lysander, etc.

Voici donc une sélection forcément personnelle, à peu près chronologique du plus récent au plus ancien (son méconnu premier groupe Charley Marlowe que sur Deezer et Spotify), sauf que j’ai mis à la fin ses participations auprès d’autres artistes. Allez je paie une bière à celui qui devine quelle chanson est ma préférée…

PAF

http://www.deezer.com/playlist/1131684251

Girls, girls, girls

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Bien souvent, les musiciens puisent leur inspiration dans leurs relations avec les femmes qu’ils aiment ou ont aimé. Parfois jusqu’à intituler une chanson du prénom d’une femme en particulier. Voici donc, de A jusqu’à Z,un abécédaire musical 100% féminin : 26 titres qui rendent hommage qui à une maîtresse actuelle, future ou passée, réelle ou imaginaire; qui à une amie, une ennemie, ou  à une personnalité composite se dégageant de leur entourage. Et même à soi-même (Christine and the Queens)!!

L’indémodable Billie Jean de Michael Jackson est finalement le seul grand classique ici : le reste est plutôt contemporain (Alt-J, Bat for lashes, Incubus, Junior Boys, Inna Modja, Imagine Dragons). Mark Ronson qui revisite un titre de Ryan Adams revient plus tard accompagné d’Amy Winehouse qui revisite un morceau des Zutons.

Côté vidéo c’est plutôt riche : Moby fait rapper un nigérian sur une ligne de basse « hénaurme » et des images sans queue ni tête; Nadeah fait du vélo (en bas résille); Ben Stiller s’invite sur le clip de Jack Johnson; Hanni el Khatib fait chanter des taulards; Crosby et Nash chantent la reine Guenièvre en veste à franges; les Constellations célèbrent les talents particuliers d’une certaine Felicia; et pour vous mesdames, le beau Paolo Nutini pousse des feulements sensuels de sa voix de falsetto.

Feu Demis Roussos pleure feue sa femme. Enfin, Franz Ferdinand nous rappelle  (ce qui n’a rien d’évident) que Jacqueline peut être un prénom très rock’n’roll.

http://www.deezer.com/playlist/1222191993

The one and only David Bowie

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Tout individu doué de sens le connait de nom, au moins par son image d’androgyne fardé d’un flash multicolore sur la gueule, ou tout du moins vous connaissez 2-3 de ces morceaux hypra cultes : Ziggy Stardust, Heroes ou Life On Mars ?

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Allez, si ça ne vous parle toujours pas, je suis persuadée que vous avez déjà fredonné cette phrase « Ground control to Major Tom » tiré de son premier single Space Oddity.

Je me suis attelée cette semaine, à la tache ô combien difficile de résumer Bowie, comment faire un best of d’un mec qui a plus de cinquante ans de carrière derrière lui, 24 albums (dont 140 millions vendus dans le monde et la moitié est classée dans les 500 meilleurs albums de tous les temps par le magazine Rolling Stone).

Pour ce faire, j’ai donc commencé par ses débuts, Bowie est anglais (bien sûr), il est né à Londres en 1947. Dès son adolescence, il joue dans plusieurs groupes mais très vite, il décide de se lancer en solo, son premier album sort en 1967, passé inaperçu, c’est deux ans plus tard, en 1969, qu’il déboule comme une créature débarquée de l’espace avec son titre Space Oddity (juste avant les premiers pas de l’Homme sur la Lune et juste après le film 2001 : L’Odyssée de l’Espace). Tellement culte ce tube, qu’en 2013, l’astronaute Chris Hadfield reprend le titre dans l’espace … euh oui oui, un clip dans l’espace, jamais fait.

Après, tout s’enchaine Bowie disparaît derrière les personnages qu’il invente, Ziggy Stardust le plus connu, Aladdin Sane (nom de son 6ème album et tiré du jeu de mot : a lad insane), Thin White Duke et Halloween Jack. Au rythme d’un album par an (voire deux), il enchaine les tubes : The Man Who Sold The World (nan ce n’est pas de Nirvana à la base), Changes, Oh ! You Pretty Things, Starman, Moonage DaydreamThe Jean Genie (hommage à Jean Genet), Rebel Rebel, Golden Years

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Inarrêtable, Bowie est un artiste hors norme, hors frontière, qui joue avec son corps androgyne et s’adapte aux tendances de son époque. Après le glam rock, il passe par le funk et expérimente le punk et la cold wave pendant son séjour de 77 à 79 à Berlin. Les années 80 seront dance, China Girl, Tonight (en featuring avec Tina Turner), Let’s Dance seront ses morceaux phares. Un mini passage à vide à la fin de la décennie et du début des nineties. Pour mieux redémarrer sur des rythmiques electro à la Chemical Brothers. Enfin après dix ans de pause, sans aucune annonce préalable, il sort en 2013 son dernier album The Next Day, avec le génialissime single The Stars (Are Out Tonight) : aussi bien musicalement que visuellement.

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Ce type est dingue, un génie sensible et brillant (un des rares musiciens qui n’ait pas clamsé dans les seventies), sachant s’entourer d’autres pointures comme Brian Eno, Lou Reed, John Lennon, Kraftwerk, Giorgio Moroder, Iggy Pop, Franck Black entre autres. Pourquoi s’arrêter à la musique, nan, Bowie a choisi tout au long de sa carrière, ses costumes bluffants, ses photographes dont Masayoshi Sukita et Brian Duffy, la tournure de ses clips hallucinants, et puis ses rôles dans une vingtaine de films tels que Furyo, L’Homme qui venait d’ailleurs, Labyrinthe, ou encore Basquiat : Andy Warhol. Sur la photo ci-dessous Bowie incarne Andy Warhol.

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Même ses reprises dépassent presque les originaux, comme son Across the Universe des Beatles, God Only Knows des Beach Boys, I’ve Been Waiting For You de Neil Young, ou encore sa collaboration avec Queen pour Under Pressure.

Vous l’aurez compris, j’ai une complète admiration pour David Bowie, que j’ai réellement découvert il y a peu de temps, je vous laisse désormais écouter ce best of construit chronologiquement. Tous les albums sont représentés (sauf le premier pas dingue), et certains plus que d’autres. Et j’espère que vous serez touchés autant moi j’ai pu l’être, en écoutant Starman, The Bewlay Brothers ou Thursday’s Child.

 

Écoutez nous sur Deezer ici.

PS : Si mon article digne d’une déclaration d’amour vous a donné envie d’en découvrir un peu plus, une expo lui est dédiée en ce moment à la Philarmonie de Paris  (organisée par lui of course, super riche et même émouvante) jusqu’au 31 mai 2015.

 

Marin

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Photo : Masayoshi Sukita, 1972

Balade lounge dans Paris

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Avec New York, Paris est peut-être la ville qui a le plus inspiré les artistes, cela vaut bien la peine d’en faire plusieurs playlists!

Aujourd’hui c’est avec une teinte franchement electro qu’on se balade dans les quartiers de la ville lumière. Pas vraiment french touch, nul n’est prophète en sa ville, pas non plus issus des différentes compil lounge de qualités variables, on a sélectionné les titres qui évoquent un lieu précis tout simplement.

On commence plutôt avec le Nord : les quartiers dits « populaires » Belleville, Abbesses, etc. Et puis on va lentement vers la rive gauche et son histoire, quartier latin, caves de Saint-Germain and co.

Des pointures comme Birdy Birdy Nam Nam ou DJ Cam, des pépites comme Dr. Rockit (l’un de nos morceaux préférés detoulétang) et quelques morceaux plus obscures, mais toujours détendant.

Voyagez  à pied ou en métro ou de votre canapé, mais en musique…

Comme souvent la version Deezer est la plus complète: http://www.deezer.com/playlist/1207777041

mais il y a toujours aussi : http://grooveshark.com/#!/playlist/Balade+Lounge+Dans+Paris/105263012

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